#74 - Entretien avec Nicolas BESCH

Nous avons rencontré le plus bourlingueur de nos Boxers, son passeport n’a plus d’espace libre.
En 2001 à l'âge de 17 ans, il joue en professionnel pour la première  fois en élite française avec les Dragons de Rouen. Avec eux, il remportera le titre de champion en 2003 et en 2006, il remportera également la Coupe de France en 2004 et en 2005. Il fait partie de l’Equipe de France depuis 2005.
Il arrive de Pologne et a décidé de poser ses valises en terre girondine pour notre plus grand plaisir.
Bienvenue à Nicolas BESCH.

EB - Comment et quand as-tu été contacté par le staff bordelais ? Et pour quelles raisons as-tu choisi Bordeaux ?
Nicolas – ça a commencé au mois de décembre dernier. J’ai été contacté d’abord par Steph Tartari puis ensuite par d’autres personnes qu’il connaissait. L’idée avait déjà bien mûri depuis un moment. Ensuite j’ai dû attendre la fin de la saison pour signer officiellement mais j’avais déjà une bonne idée du projet avant qu’ils montent en Elite.
Je voulais rentrer en France, et m’installer dans une belle ville, j’avais eu quelques contacts avec différents clubs. Bordeaux avait un projet qui m’attirait énormément, et c’est comme ça que mon choix c’est fait.

EB - Tu peux te présenter, tes débuts, ton parcours ?
Nicolas – J’ai commencé à 3 ans et demi au Havre, après je suis parti à Rouen en minimes, et c’est là-bas que le hockey professionnel a vraiment commencé. J’ai eu la chance de jouer en professionnel très vite parce qu’il y avait des blessés. J’ai fait quelques années à Rouen, et après je suis parti en Suède, en Finlande, je suis revenu une année en France à Grenoble, je suis reparti en Finlande puis enfin en Pologne pendant 4 ans, donc j’ai un peu vadrouillé Smiley

EB - Entre 2011 et 2015, en Pologne tu remportes 3 titres de champion avec 3 clubs différents, tu as un trèfle à 4 feuilles ou un porte bonheur dans ton sac ?
Nicolas – Oui 3 clubs et 3 titres Cheesy. Je n’étais pas seul, il y avait de bonnes équipes à chaque fois, mais je suis assez fier d’avoir ce petit record en Pologne. En espérant que ça continue cette année, on verra à la fin de la saison …

EB - Tu fais également partie de l'équipe de France tu as retrouvé certains coéquipiers à Bordeaux. Habituellement tu les vois peu de temps, lequel va être le plus dur à supporter toute la saison  Tongue ?
Nicolas – Non sincèrement il n’y en a aucun  Cheesy parce que même si on se voit juste en stage, on reste de très bons amis et c’est toujours très sympa d’être avec eux. L’ambiance est bonne en équipe de France, bon on se chambre tout le temps mais ça fait partie du jeu

EB - Pourquoi le numéro 74 ?
Nicolas – C’est une question qu’on me pose souvent, même moi je ne le sais pas vraiment Smiley J’ai eu beaucoup de numéros dans ma jeunesse et un jour je suis arrivé en équipe de France, on m’a proposé le 74, ça s’est bien passé alors c’est resté.

EB - Le staff a fixé les objectifs de la saison. Quels sont les tiens ?
Nicolas – Les objectifs du l’équipe ce sont les quarts de finale de la CDL et être en playoffs. C’est correct par rapport à l’équipe qu’on a.
Chaque joueur de hockey, de toutes façons, a pour objectif de gagner chaque match donc ça ne sert à rien de commencer la saison en se disant on essaie de gagner la moitié des matches. On est là pour tout gagner, pour être champion, il faut donner le maximum à chaque fois, faire les comptes vers la fin et commencer à calculer mais là c’est un peu trop tôt pour se dire, il faut gagner tel ou tel match, ça ne sert à rien. Il faut voir le plus haut possible et faire les comptes à la fin de l’année. Si ça se passe mal, il faut voir ce qu’il n’allait pas et faire des ajustements.
Bordeaux a un projet énorme, ils ont les moyens sur 2-3 ans d’être régulièrement en demi-finale voire plus. Ils font cela pas en pas, et c’est un bon projet. Voilà en espérant que ça se passe bien.

EB - Tu commençais à nous habituer à ouvrir le score à la maison, les vendangeurs ont même ouvert un hashtag #quivamarqueraprèsbesch. Tu en es a 4 buts sur les 2 compétitions tu démarres plutôt bien ?
Nicolas –  Grin mdr. Oui ça démarre bien. En général, je ne marque pas autant de buts. Ce soir, j’étais un peu malade, ce n’était pas la meilleure journée pour moi. Ça fait toujours plaisir de marquer, mais ce n’est pas le but du jeu, il y a des attaquants qui sont là pour ça. Je suis fière de marquer quand les attaquants ont un jour sans, mais je pense que quand vous allez voir charland ou desrosiers qui vont s’énerver, (pas se réveiller parce qu’ils jouent bien) mais prendre leur rythme de croisière, on pourra mettre un hashtag « qui va marquer après desrosiers ».

EB - Que penses-tu de cette patinoire de Mériadeck et son public ?
Nicolas – C’est génial, vraiment génial. J’ai toujours été habitué à des patinoires comme ça en Pologne, c’étaient des supporters de foot qui étaient là à chaque match. C’était une grosse ambiance donc je reste un peu dans une certaine continuité. Autant ce soir on n’a pas joué, autant dans les matches précédents le public a toujours été là pour nous donner des ailes à la fin. C’est vraiment un gros public, pourvu que ça dure, et qu’il soit là et que ce soit pareil à tous les matches, ce sera bien.

EB - On parle un peu du match de ce soir contre Epinal. Beaucoup d’occasions manquées et des erreurs défensives !?
Nicolas – Oui on manque beaucoup d’occasions et on donne des cadeaux défensifs. C’est un peu notre problème depuis le début de l’année. Ça passait dans les matches précédents parce qu’on gagnait et que tout le monde oubliait un peu ces erreurs, mais dans un soir comme ça dans lequel les attaquants ne sont pas capables de marquer, et les autres joueurs non plus, ces erreurs là ressortent un petit plus. Il faut vraiment travailler là-dessus parce que si on n’est pas capable de bien jouer défensivement et qu’on donne 2 cadeaux comme ça par match, on n’ira pas gagner les grosses équipes à l’extérieur.
On a du talent dans l’équipe, on a de la vitesse, on a des gars qui sont capables de marquer à tous les moments, des gars comme Nico Mariage qui est d’ici, qui est sur la 3ième ligne et qui est capable de marquer des buts, on a vraiment beaucoup de talents offensifs mais malheureusement défensivement il faut travailler plus. On a de bons défenseurs, on a du talent aussi. Pour moi, c’est l’objectif n°1. C’est le lot de toutes les équipes, c’est le début de saison. On fait tous des erreurs, l’important c’est de s’en rendre compte et de travailler dessus.
Voilà maintenant, c’est passé. On va en parler lundi, et travailler là-dessus, et mardi ce sera un nouveau match pour valider la qualification en quart et continuer comme ça. On est capable de mal jouer, et pourtant de récupérer un point, il n’y a pas que du négatif ce soir.

EB - En quart de la CDL la poule des Boxers rencontrera la poule A de Rouen. Vous partez pour battre Caen pour aller prendre la première place de la poule ou vous vouleztentez Rouen en quart ?
Nicolas - Il ne faut pas commencer à faire de calculs parce, quand on commence à le faire, c’est en général là que ça ne va pas. Je ne dirais pas que je préfère jouer contre Amiens (probable second) mais Rouen sur le papier c’est la grosse équipe, celle à battre ... De toutes façons, on est là pour jouer et être 1er. On est là pour tout gagner, si on veut gagner cette CDL, il faut battre toutes les équipes, donc que ce soit Rouen en quart ou en finale, ou une autre équipe, il va falloir gagner. D’abord être 1er de notre groupe, ensuite gagner le quart puis penser à la demi et ainsi de suite, on gagne tous nos matches et on verra après ce qu’il se passe.

EB - Tu as un surnom ?
Nicolas – Non pas vraiment …

EB - Avec tes croissants le matin tu prends des pains au chocolat ou des chocolatines ?
Nicolas – Non du tout !! Je ne suis pas très petit déjeuner à la base. Je n’arrive pas à manger le matin, je me force un petit peu. Généralement quand ma femme se prépare un petit déjeuner, j’en profite pour lui piquer une tartine, chose qu’elle n’aime pas vraiment Wink (ndlr, elle est à coté et elle valide !). Quand je lève le matin, je n’ai pas la force d’aller me préparer quelque chose, s’il y a quelque chose sur ma route entre le lit et la porte de sortie, je le prendrais mais sinon rien. Je sais que tout le monde dira que ce n’est pas bon mais je n’y arrive pas.
(ndlr, il avoue s'être déjà fait reprendre pour mauvaise appellation  Grin)

 

Merci Nicolas. On lui souhaite une très bonne saison, que la chance continue de le suivre pour poursuivre sa liste de titres consécutifs et nous allons lui lancer un défi qu'il atteindra, nous en sommes surs, il est déjà sur une bonne lancée : marquer 10 buts dans la saison pour égaler sa première saison en Pologne, pour un plus petit nombre de matches !! Sans pression bien sur, juste sa tournée à payer à l'asso  Wink

 

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Crédit Photo : Jean-Marc Lestage

NicolasBESCH

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